samedi 23 avril 2011

L'ouverture démocratique à la Bouteflika

Les promesses de réformes politiques contenues dans le dernier discours à la Nation de Bouteflika commencent à se traduire sur le terrain.Après Daho Ould Kablia qui annonçait fièrement ,juste après le discours,aux algériens qu'il n'y aura pas d'agrément pour de nouveaux partis politiques avant fin 2012,c'est le tour maintenant de la police du général Hamel de se déployer massivement dans les points stratégiques de la capitale non pas pour assurer la sécurité des citoyens,mais pour empecher toute velleité de manifester.Et dire que malgré le doublement des effectifs de la police et de la gendarmerie ces dernières années,la délinquence a atteint des sommets jamais enregistrés auparavant et qu'un phénomène nouveau que l'Algérie n'avait jamais connu durant toute son histoire,celui de la guerre des gangs a fait son apparition dans les grandes villes et leurs périphéries.On a même vu des hordes de délinquents aller narguer la police devant les commissariats.


Le nouveau plan de la police pour empêcher les marches à Alger


Des policiers en faction étaient présents en nombre jeudi 21 avril dans les rues du centre d’Alger. Par groupes, les agents de l’ordre étaient postés devant les édifices officiels, les carrefours, les places publiques et les universités. Des fourgons de transport de troupes étaient stationnés partout. La capitale était quasiment quadrillée par un dispositif de sécurité inhabituel. La présence en force des policiers dans Alger a suscité des interrogations et des inquiétudes parmi la population. Selon une source sécuritaire de haut rang, ce déploiement des forces de l’ordre fait partie du nouveau plan de la DGSN pour prévenir les marches populaires à Alger. Ce plan, qui mobilise près de 1000 hommes, restera en vigueur jusqu’à la fin du mois de mai, selon la même source.

Le directeur général de la DGSN, le général Abdelghani Hamel, a mis ses troupes en alerte de deuxième degré pour prévenir, puis empêcher toute marche ou rassemblement à Alger. Pour quadriller la capitale qui a connu ces derniers mois des marches, notamment celle des étudiants le 12 avril, Hamel a eu recours à des renforts de policiers des autres wilayas. S’exprimant sur le sujet, des habitants d'Alger ont confié à TSA qu’ils déplorent le déploiement de ce dispositif de sécurité pour empêcher les marches. Ils auraient souhaité une présence policière de cette ampleur pour lutter contre la délinquance. Dans les cités de la capitale, les habitants sont obligés de se barricader dans leurs appartements pour se protéger contre les voleurs. (TSA)

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