samedi 5 février 2011

L'écrivain qui se considère "plus connu que l'Algérie" agite l'épouvantail islamiste


Yasmine Khadra poursuit sa campagne de communication en faveur du pouvoir algérien en Europe. Après la France, l’écrivain algérien s’est exprimé dans la presse espagnole. Dans une tribune publiée vendredi 4 février par le quotidien El Pais, il explique que les révoltes se sont produites en Tunisie, en Egypte et au Yemen. A aucun moment, il n’évoque les émeutes qui ont éclaté début janvier en Algérie ni la mobilisation actuelle de l’opposition et de la société civile pour exiger plus de démocratie.

Concernant les événements qui ont secoué la Tunisie et l’Egypte, il relativise : « Il ne s'agit pas de révolutions ». Avant d’agiter la menace islamiste pour ces deux pays : « nous avons commis la même maladresse en Algérie lors de la formidable insurrection d'octobre 1988. N'ayant pas de guides avertis pour nous éviter les nasses de la récupération et parer aux failles de notre inadvertance, nous avons applaudi la proclamation de la démocratie et du multipartisme pour déchanter quelques années plus tard sous le tsunami islamiste. Je ne souhaiterais pas que cette catastrophe s'opère en Tunisie et en Egypte ». Comprendre : l’Occident ne doit pas trop soutenir les révolutions actuelles dans le monde arabe car elles risquent de déboucher sur une prise de pouvoir par les islamistes.
Enfin, Yasmina Khadra exclut un soulèvement en Algérie. Selon lui, « malgré la corruption généralisée, le chômage, la paupérisation galopante et le manque de perspectives pour la jeunesse et les nouveaux diplômés, il n'y aura pas d'insurrections ». Avant d’expliquer : « les gouvernements en place (ndlr : en Algérie, au Maroc et en Jordanie) vont promettre d'introduire de vastes et urgentes réformes pour satisfaire les revendications de leur peuple et continueront de ne pas comprendre que c'est l'alternance que la nation exige. Le bras de fer sera flexible, mais personne ne pourrait prévoir la réaction populaire à court terme. Une chose est certaine, grâce à ce qui se passe en Tunisie et en Egypte, les peuples savent désormais où sont leurs vraies forces. Plus rien ne sera comme avant ».(Source:TSA-Algerie.com )

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