mercredi 9 février 2011

"Le Yemen ce n'est pas l'Egypte" selon le permier ministre yéménite

"Le Yemen n'est pas l'Egypte ou la Tunisie(...)Le Yemen est un pays démocratique."
Avant lui,Ahmed Abou El Ghayt,ministre des AE égyptien a déclaré:"L'Egypte ce n'est pas la Tunisie".Il avait raison,l'Egypte c'était encore pire que la Tunisie.On le sait depuis le 25 janvier.
L'Algérie aussi a eu son "L'Algérie n'est pas l'Egypte" dans la bouche de Abdelaziz Belkhadem.Peut-être que bientôt,on pourra dire que l'Algérie c'est pire que l'Egypte,le Yemen et la Tunisie réunies.

mardi 8 février 2011

Economie de Bazar?Même pas....

Pour le politologue Rachid Tlemçani(El Watan 8 fevrier 2011) le mouvement de révolte de la jeunesse arabe serait"spontanément initié par les jeunes,les exclus,les marginaux et les laissés-pour-compte de l'économie de bazar".
bon,voyons ce que wikipedia dit à propos du Bazar:"Tous les revendeurs d'un bazar sont organisés par produits vendus, tous regroupés dans un quartier du bazar, appelé senf en persan.

L'organisation des quartiers est faite en fonction de plusieurs facteurs :

* l'attractivité du produit : les produits les plus artistiques sont placés près des endroits les plus « touristiques », ceux qui attirent le plus de monde, près des extrémités du bazar, par exemple.
* la sécurité du senf : les marchands d'or et de pierres précieuses sont généralement placés près des mosquées, dans les endroits plus au cœur du bazar.
* la compatibilité des commerces : les produits les plus similaires sont placés dans des quartiers voisins, les épices à côté des céréales par exemple.
* l'incompatibilité des produits : au contraire du précédent, les familles de produits les moins compatibles sont placées à deux extrémités du bazar.

Les buts de cette organisation en quartiers sont eux-aussi multiples. L'organisation interne du bazar permet :

* de contrôler la création de nouveaux commerces.
* de vérifier la qualité des produits avant d'acheter.
* de garder le bazar propre, chaque senf ayant son « équipe de nettoyage ».

Il existe même une hiérarchie au sein des senf. Chaque quartier possède un chef, généralement élu, appelé le kadkhoda. Il existe aussi une fonction appelée mohtaseb qui est responsable du nettoyage, du bruit, de la circulation des hommes et des animaux. De plus, le mohtaseb parcourt le bazar pour rappeler aux vendeurs d'être honnête et se renseigner sur les plaintes éventuelles des clients."

comme on peut le voir,le Bazar(ou son équivalent arabe,le souk)était structuré selon des principes très modernes d'organisation,de régulation,de sécurité,de libre concurrence et d'hyygiène.Est-ce que ces principes sont respectés dans les économies mises en place par les régimes autocratiques des Moubarak,Bouteflika,Ben Ali et Cie?Les Ahmed Ezz,Trabelsi,Rebrab,Tahkout and co sont-ils soumis aux principes de libre -concurrence et de régulation?Ne s'agirait-il pas plutôt d'oligo-économie où un petit groupe de personnes profitant de leur proximité avec le pouvoir monopolisent tous les leviers de l'économie(ou du moins les principaux,ceux qui brassent des milliards de dollars)?
Plus loin,Wikepedia nous apprend que "Le bazar, une force économique, politique et sociale d'importance en Iran au moins depuis l'époque Qajare a été la principale force d'opposition à l'élite politique pendant la plus grande partie du XXe siècle.".En d'autres termes,le poids politique des bazaris provient de leur poids social et économique et non l'inverse.Est-ce que cette caractérisation du Bazar s'applique à nos oligarques locaux que sont les Ezz ,Rebrab,Haddad,Trabelsi and co?On a vu la valeur des actions en bourse des entreprises contrôlées par le clan Trabelsi chuter comme un boulet aussitôt que le président Ben Ali a été destitué.Pour Ahmed Ezz,la bourse du Caire est fermée depuis le début des troubles,mais il n'y a aucun doute que l'annonce de sa démission de son poste à la direction du PND au pouvoir aura plus de poids auprès des investisseurs que la publication des résultat trimestriels de son groupe.
De la part d'un intellectuel se définissant comme "politologue" et de surcroit professeur d'université,on était en droit de s'attendre à une plus grande rigueur dans l'utilisation des concepts.Mais était-ce réellement une mauvaise compréhension du terme "Bazar"?Je ne le pense pas.Il s'agit d'une façon commode pour notre politolgue de marquer son appartenance à la tribu "républicaine",à "l'Algérie qui avance" comme disait en son temps l'écrivain Tahar Djaout,par opposition à "l'Algérie qui recule" celle qui a tendance à mal voter à chaque fois que l'occasion lui est donnée.Cette algérie incarnée par le "Bazar" des "débrouillards" de Bab Ezzouar,El Hamiz ou Tadjenent,des "débrouillards"issus du petit peuple et donc trainant ses "tares"(aller à la mosquée,ne pas bien parler français etc...) qui brassent des centaines de millions(de centimes) par an par le biais de l'import-import quand les oligarques(qui comme par hasard appartiennent tous à "la famille qui avance")brassent des milliards de dollars(par le biais d'un monopole quasi-absolu sur l'huile,le sucre,les transports universitaires,les gros marchés du BTP...).

lundi 7 février 2011

Elle devrait inaugurer le changement en démissionnant de son poste de sénatrice (désignée) et prendre une retraite bien méritée


La célébration en 2012 du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie est, selon Zohra Dirf Bitat, vice‑présidente du Conseil de la nation, l’occasion d’engager un débat sur le devenir du pays. « Dans la vie d’une nation, cinquante ans d’existence, c’est important. Nous devons nous arrêter et nous pencher sur ce que cinquante ans de souveraineté et de liberté ont apporté au peuple. On va faire un bilan. Ce bilan doit être fait dans la transparence. Nous en avons besoin », a‑t‑elle déclaré, lundi, sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale.
« Nous devons mettre tout à plat, voir d’où nous sommes partis, où nous sommes arrivés, où on pouvait faire mieux et où on a mal fait. Il faut engager une discussion franche entre tous les acteurs qui ont participé à l’évolution du pays. Ce débat doit se faire entre Algériens, loin de toute influence », a-t-elle souligné. Une attention particulière doit, selon elle, être accordée aux jeunes. « N’oubliez pas que 70 % de la population algérienne est composée de jeunes. Il faut essayer de savoir pourquoi les harragas, qui prennent un risque fou en traversant la Méditerranée en plein hiver, partent. Que cherchent‑ils en partant ? Et que veulent‑ils exprimer ? », s’est‑elle interrogée.

Elle a également abordé la question de la qualité de l’enseignement en Algérie et a appelé à un débat sur ce secteur. « Le produit sorti à la fin d’un cursus a‑t‑il une qualité comparable à ce qui existe sur le plan international ? », s’est‑elle encore interrogée. Elle a trouvé inexplicable le fait que la crise du logement perdure en dépit de tous les programmes de construction engagés ces dernières années et « des sommes extraordinaires versées » pour financer ces projets. Elle n'a pas écarté l'idée d'un échec et a exhorté le gouvernement à cesser avec la politique du chiffre. « On nous donne des chiffres, on nous dit tant de choses ont été faites, il y a des milliards de dinars qui ont été engagés dans tel domaine… Une avalanche de chiffres qui ne me parle pas. Je vis la réalité du pays. Et au regard de ce qu’on engage et de ce qu’on dit être mis comme masse d’argent et les résultats, il y a une disproportion », a constaté Zohra Drif Bittat. Il est impératif, selon elle, de chercher les causes de ce décalage. « Est‑ce dans le fonctionnement des institutions ? Est‑ce dans les choix de programmes ? Est‑ce dans le système éducatif et le niveau de l'enseignement ? Nos gouvernants doivent commencer à discuter des causes. Il faut d’abord identifier ce qui ne va pas et pourquoi ça ne va pas », a‑t‑elle noté.

Elle a salué la récente décision du président Bouteflika de lever l’état d’urgence. « J’espère que cela augure d’un changement radical dans la façon d’exercer le pouvoir chez nous et de répondre aux aspirations des jeunes. Le pays a changé. Il faut que tous les acteurs soient en adéquation pour avancer », a‑t‑elle dit. Elle n’a pas manqué de souligner que l’état d’urgence est limitatif des libertés dans le pays. « Les gouvernements successifs ont manipulé la question de l’état d’urgence de telle manière qu’elle a eu un impact négatif sur la société civile et sur le champ politique », a‑t‑elle relevé.

Il est plutôt long le "dernier quart d'heure"

j’ai bien peur que depuis le temps qu’on nous dit « que le pouvoir vivrait son « dernier quart d’heure,que la peur a changé de camp,qu’un changement de gouvernement serait imminent,que de hauts responsables auraient envoyé leurs enfants à l’étranger etc.. »,j’ai bien peur donc que notre chère « opposition » a oublié qu’il faut d’abord que la rue bouge pour que cette peur se transforme en panique et en sauve-qui-peut général.
On nous assure que de jeunes officiers auraient averti que cette fois ils ne tireraient pas contre la population.J’aimerais bien croire que cette information soit vraie,mais elle signifie aussi que l’armée ne lèvera pas le petit doigt tant que la population n’exprimera pas clairement son mécontentement.

Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ?

C'est ce qu'on appelle en météorologie "l'effet papillon",et il semble bien qu'en politique la réponse soit oui.
Un simple vendeur ambulant anonyme dans un village de la Tunisie profonde,loin des grands centres touristiques du pays a déclenché en s'immolant à cause d'une gifle que lui a infligé une femme flic zélée,de proche en proche,une chaîne d'événement qui sont en train de chambouler de fond en comble tous les équilibres stratégiques patiemment construits par les puissances occidentales depuis la fin de la première guerre mondiale.

samedi 5 février 2011

L'écrivain qui se considère "plus connu que l'Algérie" agite l'épouvantail islamiste


Yasmine Khadra poursuit sa campagne de communication en faveur du pouvoir algérien en Europe. Après la France, l’écrivain algérien s’est exprimé dans la presse espagnole. Dans une tribune publiée vendredi 4 février par le quotidien El Pais, il explique que les révoltes se sont produites en Tunisie, en Egypte et au Yemen. A aucun moment, il n’évoque les émeutes qui ont éclaté début janvier en Algérie ni la mobilisation actuelle de l’opposition et de la société civile pour exiger plus de démocratie.

Concernant les événements qui ont secoué la Tunisie et l’Egypte, il relativise : « Il ne s'agit pas de révolutions ». Avant d’agiter la menace islamiste pour ces deux pays : « nous avons commis la même maladresse en Algérie lors de la formidable insurrection d'octobre 1988. N'ayant pas de guides avertis pour nous éviter les nasses de la récupération et parer aux failles de notre inadvertance, nous avons applaudi la proclamation de la démocratie et du multipartisme pour déchanter quelques années plus tard sous le tsunami islamiste. Je ne souhaiterais pas que cette catastrophe s'opère en Tunisie et en Egypte ». Comprendre : l’Occident ne doit pas trop soutenir les révolutions actuelles dans le monde arabe car elles risquent de déboucher sur une prise de pouvoir par les islamistes.
Enfin, Yasmina Khadra exclut un soulèvement en Algérie. Selon lui, « malgré la corruption généralisée, le chômage, la paupérisation galopante et le manque de perspectives pour la jeunesse et les nouveaux diplômés, il n'y aura pas d'insurrections ». Avant d’expliquer : « les gouvernements en place (ndlr : en Algérie, au Maroc et en Jordanie) vont promettre d'introduire de vastes et urgentes réformes pour satisfaire les revendications de leur peuple et continueront de ne pas comprendre que c'est l'alternance que la nation exige. Le bras de fer sera flexible, mais personne ne pourrait prévoir la réaction populaire à court terme. Une chose est certaine, grâce à ce qui se passe en Tunisie et en Egypte, les peuples savent désormais où sont leurs vraies forces. Plus rien ne sera comme avant ».(Source:TSA-Algerie.com )

Le "harki du système" réclame la levée de l'Etat d'urgence


Sid Ahmed Ghozali,l'homme sous lequel,l'état d'urgence a été proclamé en 1992,vient 19 ans plus tard sans aucune honte réclamer dans un entretien avec El Watan,....la levée de l'état d'urgence.Au passage,il n'a bien sûr pas omis de s'attribuer le beau rôle en affirmant"qu'il faut se replacer dans le contexte de l’époque, la sécurité du pays était sérieusement menacée. Quand je suis arrivé au gouvernement, j’ai trouvé un état de siège. On y a mis fin aussitôt pour passer à l’état d’urgence que nous avions levé, trois mois avant les élections législatives prévues alors pour décembre. Cependant, la réaction du FIS, après l’interruption des élections, a fait que nous étions dans l’obligation de revenir à l’état d’urgence",ce qui n'est en réalité qu'un très grossier tissu de mensonges.La proclamation de l'Etat d'urgence,la suspension des libertés publiques,l'ouverture des camps du Sud etc..tout celà était prévu bien avant l'arrêt du processus électoral.Le "Harki du système" comme il s'est lui-même défini,n'a fait qu'exécuter avec zèle le scénario élaboré dans les officines du ministère de la défense.
La fermeture des medias publics à l'opposition,bien avant l'arrivée au pouvoir de Bouteflika,"le filet social",mesure honteuse consistant à embaucher des chômeurs dans des administrations publiques en les payant en dessous du SMIG,c'est encore lui.